Mesure de la pauvreté
IRD/UMI SOURCE
Exposé d’étudiants (20 min.) + discussion (10 min.), basés notamment sur Ravallion (2020) et Samuel (2022).
Définition économique de la pauvreté
Enjeux sociaux, théoriques et politiques de la pauvreté
Controverses sur la mesure et enjeux
Etude de cas : proxy mean tests, microfinance, transferts sociaux et satellitaire
Les articles scientifique, différences et points communs
Différence franco-anglosaxon
Différences quanti-quali
Points communs: biblio, structure…
“Situation de manque de ressources individus les plus favorisés qui se traduit notamment par des difficultés à subvenir à ses besoins et à ceux de ses proches, mais aussi par une stigmatisation de la part des personnes plus riches.” (Colombi 2020, 21)
Très brièvement (Davis and Sanchez-Martinez 2015) :
Théorie classique: responsabilité individuelle de la pauvreté, horizon ;
Néoclassiques: optimum de pareto, dynamique des failles du marché;
Keyneisiens, approche par le chômage, rôle dans la relance, notion de biens publics;
Marxistes : pas de réduction de pauvreté durable par la croissance, lutte des classes.
Rawls : principes de justice: 1. égale liberté, 2.a différences doivent profiter aux plus désavantégés, 2.b égalité des chances.
Sen : capabilités et inégalités.
Atkinson : exclusion sociale
Deaton : mesure de la société, consommation et bien-être.
Ravallion : mesure de la pauvreté et interprétation.
Echantillonage aréolaire pour compenser la faiblesse des recensements
Des revenus aux dépenses
L’ingénierie des questionnaires
Voir les dessins de Marc Roesch.
Voir aussi les réflexions, cf. notamment AMIRA (Doligez 2016; Charmes 2006; Rousset and Sessego 2020).
Différents indices de dispersion: Gini, Theil, Atkinson, Pareto, Hoover…
Indicateurs alternatifs: MDPI, HDI…
Approches participatives
nouvelles méthodes (scores de propension, satellitaires…) Débats sur les implications de ces méthodes : lignes nationales ou internationales, utilisation pour le ciblage des politiques publiques, les “invisibles” de ces approches (nomades, inégalités intra-ménages…).
Perception sociale déterminée par les rapports entre Etat et société
Colonisation
Rapports hommes-femmes
Domination, clientélisme
Discours politiques sur la pauvreté, benchmarks.
Défiance sociale et contestation.
Utilisation dans la décision : responsabilité individuelle ou collective ?
Les enjeux des dérives de mission :
origine dans des creusets multiples
professionnalisation et passage à l’échelle
excès, remises en cause et sophistication du suivi social
L’ambiguité des institution: CGAP avec un “P” pour Poorest ou Poor ?
PAT, PPI, PWR, ALS : la guerre des méthodes de mesure de la pauvreté
Principe technique: croisement d’enquêtes ménages et d’approches statistiques de scoring
Décision du Congrès Américain (Microenterprise for Self-Reliance and International Anti-Corruption Act en 2000 puis Microenterprise Results and Accountability Act en 2004) d’obliger les récipiendaires d’aide US à démontrer qu’ils desservent 50% de pauvres minimum
Méthodologies concurrentes :
IRIS (U. du Maryland) développe les PAT
Invention et copyright d’une approche clé-en-main et opérationnelle par Schreiner (2005)
Controverse et rivalité des approches pendant plusieurs années
Dispositif prépondérant des politiques actuelles de lutte contre la pauvreté
Retour sur l’étude de cas décrite dans Samuel (2022)
Cartes de pauvreté (Lee and Braithwaite 2022)
Combinent des données :
Intelligence artificielle (XGBoost et CNN), assez fiable (R2 = 89%)
Enorme potentiel d’utilisation
Risques toutefois : quantification des incertitudes, (més)usages
Un exemple du tryptique qui sous-tend toute mesure :
Questions complexes: définitions, seuils, méthodes, théories.
Sujette à des innovations et controverses socio-techniques
Questions souvent omises : attention à ne pas les rendre centrales
Comment définit-on la pauvreté ?